De nombreux centres de données augmentent la densité de leurs équipements afin de répondre à la demande croissante en puissance de calcul, stimulée par les applications d’intelligence artificielle et de l’Internet des objets. Comment les centres de données gèrent-ils tous ces biens physiques ?
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Des densités d’équipements plus élevées dans les centres de données
Plus d’applications, plus de connectivité. Des milliards de personnes communiquent entre elles grâce à la technologie, reliées par des milliers de milliards d’objets. Toutes ces interactions nécessitent des capacités de traitement de données. À cela s’ajoutent les algorithmes d’intelligence artificielle qui exigent une puissance de calcul colossale et en constante augmentation. Ces tendances ont un impact direct sur les infrastructures de centres de données. Elles imposent plus de câbles, plus de serveurs, plus de ports, des racks à plus haute densité et des salles de serveurs toujours plus vastes au sein de centres de données de plus grande envergure.
« Comment garantir l’efficacité des déplacements, des ajouts et des modifications sur un si grand nombre de biens ? C’est une question que nous entendons régulièrement lors de nos échanges avec les responsables de centres de données », déclare Linda Chochoy, Product Manager Market Development chez Brady Corporation, un fournisseur de solutions d’identification automatique et de capture de données. « Comment garantir la faisabilité des audits de biens physiques ? Comment assurer la cohérence entre les biens physiques réels du centre de données et ses bases de données DCIM ou centrales ? »
« Une méthode éprouvée et particulièrement efficace pour gérer un nombre colossal et croissant de biens est l’automatisation par numéros de série ou codes-barres lisibles par machine. Une fois scannés, ils génèrent instantanément des données numériques et permettent de relier un bien physique spécifique à l’enregistrement numérique correspondant. Les évolutions plus avancées du code-barres, à savoir le code DataMatrix et le QR code, sont encore mieux adaptées aux environnements où la densité des équipements est très élevée. Ils permettent l’analyse des données et facilitent le déploiement d’applications multiples, automatisées et rapides, basées sur le même code. Néanmoins, pour les besoins d’identification nécessitant une vitesse absolue, la technologie RFID UHF intégrée aux étiquettes est le nec plus ultra. »
QR codes ou codes DataMatrix minuscules
« L’avantage des codes-barres est qu’une fois scannés, ils génèrent instantanément une empreinte numérique. Mais soyons réalistes : les codes-barres existent depuis les années 1960. Dans les centres de données, ils prennent trop de place, nécessitent des étiquettes trop grandes et, par conséquent, peuvent difficilement être utilisés pour identifier chaque port de serveur individuellement. En raison de leur taille, ils exigent également des étiquettes drapeaux volumineuses afin de garantir la lisibilité sur les câbles. Toutes ces grandes étiquettes drapeaux peuvent causer un véritable désordre, surtout dans les racks à haute densité. »
« C’est là qu’interviennent le QR code et le code DataMatrix industriel. Plus petits tout enpermettant d’intégrer davantage d’informations, ces codes peuvent être imprimés au millimètre près tout en restant lisibles par un lecteur. Ils conviennent parfaitement aux minuscules étiquettes drapeaux pour câbles ainsi qu’à l’ensemble des ports des serveurs, routeurs et commutateurs à haute densité. »

« Pour lire ces codes, les lecteurs classiques utilisés dans le commerce ne suffisent pas. Ils nécessitent des dispositifs de capture d’images haute précision pouvant intégrer des technologies à courte et longue portée, ou une combinaison des deux. Certains lecteurs avancés sous Linux intègrent nativement JavaScript, ce qui permet le déploiement de centaines d’applications personnalisées, définies par l’utilisateur. Pour créer les étiquettes associées, utilisant des codes DataMatrix et des codes QR haute résolution minuscules, il faut disposer d’imprimantes haute précision, capables d’imprimer en 203 ou même 600 DPI. Ces imprimantes peuvent être configurées pour imprimer directement à partir de vos systèmes des QR codes ou des codes DataMatrix de biens sur des étiquettes fiables et lisibles par machine. »
L’importance de la fiabilité des étiquettes
Certains responsables de centres de données sont devenus méfiants vis-à-vis des étiquettes en raison de mauvaises expériences passées. La création et l’application des étiquettes représentent un investissement en temps ; or, les produits de qualité inférieure finissent trop souvent par se détacher et tomber au bas des racks.
« Les étiquettes qui ne tiennent pas ne servent absolument à rien. Un centre de données est un environnement exigeant qui nécessite des étiquettes professionnelles de haute qualité. La chaleur dégagée par les serveurs est néfaste pour les adhésifs de moindre qualité. De plus, la surface courbe des câbles exige des consommables spécialisés. Brady a mené des recherches et développé une gamme d’étiquettes professionnelles en tissu nylon et en polymères avancés. Ces étiquettes permettent d’identifier durablement l’ensemble des câbles et composants d’un centre de données. Les tests en laboratoire, réalisés selon les méthodes FINAT et ASTM internationalement reconnues, démontrent qu’elles restent en place et lisibles jusqu’à 10 ans dans les environnements de centres de données. C’est plus long que le cycle de vie de la plupart des biens de centres de données. »
5 avantages d’un centre de données parfaitement identifié
Dans un centre de données parfaitement identifié, chaque câble est identifié, qu’il s’agisse de câbles à fibre optique, UTP, d’alimentation ou d’autres câbles de service. Tous les ports des serveurs, routeurs et commutateurs disposent également d’un identifiant codé unique. Cela permet d’effectuer des mises à jour DCIM ou système en seulement deux lectures de code d’une seconde chacune : lecture du câble, lecture du port.
« Un centre de données parfaitement identifié offre 5 avantages considérables :
Des déplacements, des ajouts et des modifications plus rapides et plus précis grâce à une identification accélérée des biens concernés et un risque drastiquement réduit de débrancher le mauvais câble
Un dépannage plus rapide grâce à l’identification claire de chaque câble et bien
Des audits de racks et de salles de serveurs plus rapides en scannant les biens physiques pour les comparer aux enregistrements d’infrastructures numériques ou aux données DCIM
Des contrôles de stocks plus simples et plus rapides à réaliser
Une mise en service et un retrait plus fluides des racks de serveurs
Outre l’identification des câbles et des ports, de nombreux centres de données haut de gamme étiquettent également les transformateurs, les tuyauteries et d’autres éléments d’infrastructure afin d’accélérer et d’optimiser les interventions requises pour garantir la continuité de service et un niveau de service élevé. »
RFID : un radar pour vos biens physiques
Pour atteindre une vitesse d’identification des biens encore plus élevée, la technologie RFID est la solution la plus performante. Au lieu de scanner le code de chaque bien, les lecteurs RFID détectent tous les biens situés à portée en un seul passage. Les étiquettes RFID UHF passives, sans batteries, intègrent des antennes fines qui offrent une portée de lecture pouvant atteindre 15 mètres dans les espaces ouverts.
« Brady propose des étiquettes RFID spécialisées pour surfaces métalliques qui permettent de contourner la distorsion des signaux radio provoquée par le métal. La portée de lecture dans les centres de données est d’environ 3 à 4 mètres, ce qui est largement suffisant pour vérifier en quelques secondes la présence de l’ensemble des biens étiquetés dans plusieurs racks de serveurs. »
« Cette technologie fonctionne comme un radar, dans la mesure où les étiquettes renvoient les signaux radio émis par les lecteurs RFID UHF. Un lecteur RFID portable permet aux utilisateurs de sélectionner à l’écran l’identifiant d’un bien détecté afin de mettre à jour son étiquette non adhésive ou son enregistrement numérique. Grâce à la détection des variations d’intensité du signal, il est même possible de localiser précisément un bien sélectionné à l’aide de signaux visuels et sonores intégrés. Nos ingénieurs ont également trouvé le moyen de capter suffisamment d’énergie à partir de ces signaux radio pour allumer une LED intégrée à l’étiquette d’un bien sélectionné. Pour retrouver rapidement un câble spécifique, il suffit de suivre la lumière. »

« Et ce n’est pas tout. En installant des lecteurs RFID fixes aux entrées des salles de serveurs, chaque bien étiqueté qui entre ou qui sort peut être automatiquement détecté, tout comme son sens de déplacement. Cela permet aux centres de données de mettre à jour automatiquement les listes de stocks des salles de serveurs, de déclencher un signal sonore ou d’envoyer un SMS lorsqu’un bien non autorisé entre ou sort, et de réaliser des contrôles de stocks et des audits des salles de serveurs en un temps record. »
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